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Lorraine Prigent suit durant quatre ans une formation de comédienne sous la direction de Jacques Fornier et est titulaire du D.U.M.S.T, Diplôme des métiers du Spectacle Théâtre. Elle joue sous la direction des metteurs en scène : Alain Mergnat (Brecht ), René Loyon (Molière, Ionesco, Sophocle, Tsing Pan Yang…), Aristide Demonico (Itsik Manger), François Noury, Pierre Louis (Claudel…), Michel Dubois (Shakespeare), Christophe Galland (Racine, Saint-Foix, Jacques Jouet et Olivier Salon)... Elle devient l’assistante à la mise en scène de ce dernier pour le théâtre et l’opéra : sur le Triomphe d’Iris de Clérambault dirigé par Hervé Niquet, Li Zite in galera de Vinci, La Finta Cameriera de Latilla dirigés par Antonio Florio, Giovanna d’Arco de Verdi dirigé par Antonino Fogliani. Plongée dans l’univers de l’opéra, elle se lance dans des études de chant auprès d’Armande Olivier, Gérard Chapuis, Jacques Bona et Manuela Kriscak. Tout aussi férue de musique ancienne que de création, elle collabore avec l’ensemble Alias Mens autour de programmes baroques - J.S.Bach, Couperin, Charpentier - ; elle explore la polyphonie française du XIVe avec Laurence Brisset, les polyphonies flammandes du XVe avec Stratton Bull et Peter Van Heyghen, la musique contemporaine avec Nicholas Isherwood, Jacques Derégnaucourt, Frédéric Martin, Gualtiero Dazzi ou André Serre-Milan. Elle chante pour les chœurs de différents opéras, sous la direction de Laurent Gendre, François-Xavier ROTH ou Daniel Kawka. On a pu l’entendre dans l’Orféo de Monteverdi dirigé par Jean-Claude Malgoire, dans le rôle de Despine de Cosi Fan Tutte de Mozart avec l’Orchestre Amadeus sous la direction de Laurent Hirsch, Elle est invitée au Bangladesh par l’Alliance Française avec un programme d’air de cour et madrigaux italiens, puis elle est l’interprète pour une création autour du peintre Le Caravage, qui mêle texte, vidéo, musique italienne du début du XVIe siècle pour voix et luth, chansons napolitaines et musique contemporaine avec le compositeur Gualtiero Dazzi. En 2009, elle poursuit sa collaboration avec ce dernier dans le cadre d’une création sur le thème de l’immigration « Quelques mots pour dire d’où je viens ». Lorraine Prigent est de cette génération curieuse et gourmande, qui opte autant que possible pour le décloisonnement des genres, et aime à tisser des liens entre les arts, les époques, les cultures.
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