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Les hauts plateaux du Continent Antarctique, entre 3000 et 4000 m d'altitude (épaisseur de neige) et par des températures comprises entre -20°C au gros de l'été et jusqu'à -80°C en hiver, offrent les meilleurs sites existant sur Terre pour l'observation astronomique. La station franco-italienne Concordia, ouverte hiver comme été depuis 2005, permet d'y envisager certaines des grandes découvertes à venir au cours du 21ème siècle. On parlera par exemple de la recherche de traces de vie sur des planètes situées très loin de nous, dans d'autres système solaires. On parlera aussi du monstrueux trou noir qui se cache au centre de notre Galaxie ou encore de la mesure de la structure qu'avait notre Univers il y a plus de 13 milliards d'années, sans oublier la fameuse matière noire qui domine la masse de l'univers et semble omniprésente partout où l'on ne voit rien. Eric Fossat est astrophysicien à l'Université de Nice. Pionnier des observations en Antarctique, il s'est trouvé en 1979 à l'origine de la naissance d'une nouvelle science, l'héliosismologie qu'il préfère appeler la musique du Soleil, grâce à des mesures continues effectuées au Pôle Sud géographique. Depuis près de 10 ans, il pilote en Antarctique les opérations de caractérisation astronomique du Dôme C, où se trouve la station Concordia. Cette conférence sera agrémentée par la projection d’un film sur la station Concordia en Antarctique.
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